OÙ SONT MES RACINES ?

Comme pour me confronter aux éléments d’une nature dont je suis issu, je tente de « re-connaitre » le lien qui m’y attache, de jouer avec les fruits démesurés du vivant, de m’inscrire dans le processus millénaire de la biosphère et m’arracher un instant aux lois de la pesanteur. L’arbre devient un ami silencieux et patient devant ma naïve insistance à vouloir le comprendre, le ciel est l’espace des espaces dans lequel vivent les nuages et mes rêves enfantins, l’eau est cet élément instable et changeant qui relie ciel et terre, ce monde est fait pour me plaire

Etayage d’été

Dans l’été couleur océan je veux me baigner
Contre les grands arbres muets me reposer
Sur le champ sans hésiter perdre l’équilibre
Dans les herbes brulées ne faire que tomber
Pour savoir ce que j’ai secrètement oublié.
BT

Le point de suspension

Celui qui se hisse à la hauteur du réel
Positionne son cœur à la place de la tête
Juste au zénith d’une courte éternité.
BT

Germinations

Au creux de l’être pousse une planète
Au cœur de l’homme fleuri le désir
Frêle et fier il est tout notre espoir.
BT

La quatrième dimension

Là où je jouais naguère je m’en suis revenu
Juste pour grimper à la branche du temps
Sur cet arbre dual que la brume cisaille
Quand rien ne distingue passé et présent
Je pourrai croire que mon ombre s’égare
Sans être revenue là où je jouais naguère.
BT

Aura monochrome

Si l’ombre m’habille de son manteau de nuit
Comment pourrai-je voir le feu de mon corps
À moins qu’un rêve décroché d’une branche
Fasse pointer mon œil vers l’étoile de la vie
Juste au-dessus des cimes hivernales.
BT

Être ou naitre

Sur le champ mystérieux de nos terres en jachère
On sème des grains d’espoir sur le pied des montagnes
Juste promesse d’un printemps aux ailes évanescentes.
BT