NATURE HUMAINE…

Qu’est-ce donc que la campagne, si ce n’est cette compagne changeante que je fait mine de séduire pour mieux lu dérober un peu de son trésor, une amante sans bras ni jambe à qui je prête ma personne ou juste l’ombre de mon corps. Comment puis-je faire abstraction de tout ce vert qui m’environne, m’entoure, m’enlace et dévore mes pupilles, moi l’homme de la cité, l’arpenteur de bitume déraciné en quête de lumière, l’enfant assagi rêvant les yeux ouverts ? Un « citadin » peut-il encore témoigner de sa connivence ou de sa distance avec le monde naturel ?

Chant de force

Toute ma fortune tient dans une valise
Au fond du silence où repose l’innocence
J’entends le frôlement de mes solitudes
Le goute-à-goute de mon doute
Les feuilles que l’automne abandonne
Poussées par des vents décadents
La mort attendra que se lève le voile
Sur mon front encore brulant de souvenirs
Et la vie sourira pour ne pas oublier.
BT

Les mondes obliques

J’aimerai toucher le fond du ciel
Me faire bercer au gré des nuages
Par dessus ces mondes antiques
Suspendu entre deux océans
À la cime de mon illusion.
BT

Le printemps du poète

À la charnière d’une saison le corps se rebelle
Tous les désirs de l’hiver cherchent la lumière
Déjà les fleurs du prés sur le dos des poètes
Ouvrent un étroit passage aux papillons de mai.
BT

L’ombre sans tête

Par-delà les murailles parfois le corps s’élève
Sur la plaine étourdie de tant de feux de paille
Un espoir s’envole mais son ombre s’entête
À vouloir faire la sieste au creux de la journée.
BT

Haut comme trois pommes

L’enfance est un fruit gorgé de promesses
Le vert de l’incertitude croît sur ses racines
Le rouge de la colère vibre dans son ventre
Le bleu de l’espérance couvre sa crinière
Et les sucs d’une vie prennent leur envol.
BT

Le ciel aux boutons d’or

Comme Hermès il se presse
Au temps suspendu se détache
Cet été qu’il poursuit sans relâche
Lui rendra raison et paresse.
BT

Portrait d’une vielle branche

Dans le feu de l’action elle courbe l’échine
Son grand manteau de suie tache l’horizon
Debout contre le vent faisant face au péril
Si la morsure d’une brulure ravive sa douleur
L’or des herbes folles refleuri son regard.
BT

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