LE GRAND AIR

La mise en scène du corps en photographie se situe pour moi à la croisée du cinéma de la poésie et de la BD. Une sorte d’espace où se croisent de façon improbable Jacques Tati, Paul Eluard et Corto Maltèse sur fond d’ombres chinoises et de ciels tourmentés. Ainsi le corps s’exprime, s’évade, se fond, s’abime ou se perd puis se restitue dans un instantané, un moment que seul la photographie peut rendre immobile afin qu’un autre regard puisse entrer en contemplation et sy perdre à son tour.