ENTRE DEUX MONDES

Un texte, une image…

Cette série est issue du projet 365/2014 : une image chaque jour avec les objets de ma maison et un texte en écho.

La semi transparence est une vision incomplète que l’esprit détricote avec malice ou bienveillance. Voir au travers des corps opaques, entre deux couches de lumière, est un pouvoir terrible et doux à la fois. Aucun montage en post traitement, les matériaux sont simplement disposés devant ma fenêtre, offerts au regard cru d’un soleil enfiévré… La série complète ici

Monstre fragile

 

 

Monstre fragile
Mon cœur singulier est une ile plurielle
Tambour battant au rythme de mes rêves
Ivre d’un sang fait d’ombre et de lumière
Fragile engrenage entre l’amour et le ciel.
BT

 

 

Voies lactées
Celui qui porte ses valises sous des yeux fatigués
Comme un enfant âgé gonflé de vagues promesses
Dévisage sans relâche l’ombre lunaire de lui-même
Et espère encore la possibilité d’une révélation.
BT

 

Voies lactées

Le chant de l'aurore

 

Le chant de l’aurore
De la tendresse infinie coule dans ses veines
Les bras tendus vers l’aube cristalline elle chante
Pour cet oiseau de nuit tout contre son corps.
BT

Au cœur d’une saison
L’hiver endosse la peau douce du silence
Malgré son poing levé il garde l’élégance
Tel un astre solitaire aux rouges transparences
Livre sans artifices le poids de son errance
Aux arbre sans feuilles du bois de l’espérance
Dans le cœur de l’hiver d’où renaît l’abondance.
BT

 

Au cœur d'une saison

L'or au bout des doigts

 

L’or au bout des doigts
La portée ne retient qu’un seule note
Sous l’œil imperturbable de la nuit
L’aube tire le fil d’un jour nouveau…
BT

 

 

Immobile incertitude
Te souviens-tu du temps de l’âge de pierre
De lueurs empaquetées au cœur du miroir
Sais-tu l’attente millénaire de ces corps d’hier
Juchés tels des corbeaux au balcon du soir
Vois-tu les sels de la vie consumer la matière
Et ces anges sans ailes griffonner leurs espoirs.
BT

 

Immobile certitude

Temps futur

 

Temps futur
Reine du jour à l’aube du millénaire
Fou d’un soir enveloppée de lumière
Debout sur leurs arcs électriques
Ils attendent un rêve en partance
Sur l’échiquier de mes nuits blanches.
BT

 

Là où la raison s’achève
Le ciel embaume le paysage d’éclairs irréel
Ainsi qu’un mystère flotte sur la lande
Une caravane aux couleurs immortelles
Défie le silence l’instant d’une offrande
Cet espace brulant où mon front se prélasse
Est une Île au trésor posée sur l’horizon
Un grenier encombré que la lumière embrasse
Où poussent par miracle les fruits de ma raison.
BT

 

Là où la raison s'achève

Rêve à rebours

 

Rêve à rebours
L’esprit nocturne s’extirpe de sa gangue
Les yeux clos il entame sa longue marche
Sur le fragile arc-en-ciel de la mémoire vive
Où chaque couleur est un puits de jouvence.
BT

 

Le taureau par les cornes
Pour franchir la frontière du réel il  faut abandonner sa conscience sur le seuil de la raison
Ici commence l’absurde vérité où toute chose n’est que reflet de nos désirs au mur de la liberté
Une femme entre deux cornes défie crânement celui qui regarde son pubis au centre de la scène.
BT

 

Le taureau par les cornes

Transe lucide

 

Transe lucide
Lumière au cœur de l’être tout au fond d’une impasse
Clarté originelle cachée au creux des arbres
Fends la peau et s’échappe pour trouver son soleil

 

Poisson-chat
L’oiseau rare compte le temps qui lui reste avant que d’être trophée du chasseur et offrande au vent des passions. Le triomphe se bâtit dans la fureur pour un sacrifice qui ne dure que l’instant d’une gloire. Poisson de nuit aux plumes de velours, pour toi le temps se suspend comme un point sur l’I de Victoire.
BT

 

Poisson-chat